mardi 16 mars 2010

Phnom Penh - Cambodia

Nous venons de passer 4 jours à Phnom Penh la capitale cambodgienne.

Chaleur, poussière, enfants, magnifiques enfants, détresse, nouveau riche, jeunesse, émergence, débrouille, trimer, sourire, jolies filles, en devenir, être, faim, promiscuité, nuit, moines, génocide, pyjama, moto, ONG, prostitution, tourisme, bar, MSG, malbouffe, snake, tous ces mots me viennent à l'esprit en pensant à PP que nous quittons à bord du Mekong Express Bus en direction du sud.

Nous faisons l'impasse sur Angkor et partons vers les anciennes villégiatures des colons français -barang- sur la côté cambodgienne.

Petit retour en arrière sur les quelques jours passé à Phnom Penh.

AIRPORT

Bangkok - Phnom Penh 1h20 de vol "same same but différent" as Paris - Perpignan. Le plus marrant c'est que l'aéroport international de la capitale cambodgienne est à peine plus grand que celui de Perpignan, c'est vous dire le trafic et le peu d'échanges aériens.




Et ça amusera peut-être certains perpignanais de savoir que la mode du pyjama, des gitanes, est un "must have" ici.




CIRCULATION

C'est un mélange de genres. On retrouve les tuktuks asiatiques et "pousse-pousse" indiens ; les moto-taxis thaïs; les gros 4/4 et voitures de luxe, preuve de l'émergence d'une certaine classe sociale.
Mais la moto reste le moyen de locomotion de prédilection. Ils se déplacent jusqu'à 4 voir 5 personnes par moto. C'est notre "familiale" avec fan automatique.
















Ici on roule à droite, comme en France ; le code de la route français est prédominant, gage des 90 années de colonisation. Ce qui est plutôt smart c'est qu'ils l'ont agrémenté du meilleur du code US.
La circulation est calme en ville, les gens ne semblent pas pressés.

Sur la route du sud c'est autre chose... Ça me rappelle l'Inde. Les routes si étroites qu'il est difficile de croiser d'autres voitures sans serrer sa droite. Les priorités pffff!!! Les coups de klaxon incessants. La terre battue et les échoppes longeant la route, les vaches traversant sans prévenir, des gens assis au bord de la nationale. Et tous ces beaux tableaux vivants me font aimer nos traversées malgré ma peur jamais bien loin...
Depuis l'Inde je suis le conseil de Pierre, qui est devenu une règle de conduite : ne jamais regarder la route mais le paysage. J'avoue que ça n'est pas toujours easy quand on sent que ça freine fort ou que le chauffeur klaxonne comme un fou.










POLLUTION

Phnom Penh est une ville très polluée et poussiéreuse. En mars la chaleur y est intense. Le manque d'arbres et d'espaces verts se fait cruellement ressentir. Et comme on ne peut pas passer sur les trottoirs occupés par les voitures c'est impossible de profiter de l'ombre quand il y en a.
Je ne vous parle pas de l'odeur nauséabonde des courts d'eau et marres - bien sur, ça n'a rien à voir avec l'Inde...




ONG

Il y a une multitude d'ONG en tous genres implantées ici et le principe récurrent est assez intéressant.
Ils montent des hôtels, restos, tailleur etc... sous l'étiquette ONG pour former des jeunes ou femmes de la rue et leur apprendre un métier. Et c'est notre contribution qui permet d'entretenir ces activités
Il y a même un guide qui répertorie tous ces lieux.


MENDICITÉ

Les enfants de Phnom Penh n'osent pas encore venir vous demander de l'argent. Ils tournent autour de vous mais ne savent pas encore si prendre - ce qui n'est pas le cas à Sihanoukville.
Il y a beaucoup de gens qui vivent dans la rue -mais cependant moins qu'en Inde, et surtout, le plus frappant, ce sont tous ces beaux enfants qui traînent et qui ne vont pas à l'école. On comprend qu'ils soient des proies faciles et dociles pour les pédophiles.


ÉMERGENCE

Le Cambodge émerge.
Une certaine catégorie de gens commencent à faire beaucoup beaucoup d'argent. Ils roulent en gros 4x4 et voitures de luxe.
Des tours sortent de terre. Des condominium ultra modernes sont à vendre. Les supermarchés et magasins sont plus chers qu'en Thaïlande et affichent leurs prix en dollars.

On sent que les écarts se creusent virtigineusement entre les gens éduqués & fortunés et ceux de la rue qui triment. Ça va faire très mal à moins que les petites gens puissent eux aussi bénéficier de cette émergence.

Sihanoukville

ARRIVAL

Nous sommes arrivés à la tombée de la nuit à Sihanoukville (le 15 mars 2010). A chaque coin de rue des scooters se mettaient dans le sillage de notre bus pour suivre le cortège jusqu'à la station. C'était comme la ruée vers l'or !
C'était quasiment impossible de se frayer un chemin à la descente du bus...

On pris un taxi pour 5$ -au Cambodge tout est plus cher qu'en Thailande et les guides qui disent le contraire n'ont pas du y mettre les pieds depuis longtemps.

Nous voulions aller au Cloud 9 sur Serendipity beach mais le chauffeur nous raconta que cela avait changé de proprio. Ensuite il nous dit que ça avait pris feu. Enfin quand on sera arrivés à 300m de là toujours décidés à y aller, il nous dira que c'est bien trop loin à pied de nuit.
What the fuck men !?
En fait il voulait absolument que l'on aille dans son rade minable pour prendre une com.
Bref, il nous lâche sur la rue qui mène à la plage et nous marchons pour trouver un bungalow.

Le Cloud 9 a l'air pas mal mais il est complet. D'autres proposent des bungalow à 40$... On passe.
Le patron du The Cove, un israélien, nous alpague. Il a deux bungalows et comme c'est "nous" et que nous sommes si particuliers, il nous offre le plus grand, le plus beau au prix du plus petit 23$. Faut dire qu'il est 20h et que nous étions les derniers arrivés pour cette nuit et nous ne prenons qu'une nuit alors...
On n'a pas envie de chercher plus loin. On pose nos sacs.


HARDCORE BEACH

La faim se fait sentir. Le boss ne sert pas à diner, il offre seulement le petit déjeuner de 7h à 15h.
15h?!! Wahou!!! On peut faire de sacrées grasses mat' ici !

Tout le long de la plage de Serendipity on trouve une enfilade de bars à touristes, ils proposent tous des BBQ de crevettes, calamars, morceaux de barracuda, red snapper et du porc. On s'arrête dans l'un d'eux.
On opte pour des calamars et des crevettes servis avec du riz et une salade. La salade a du être préparée il y a déjà un bon moment et vu qu'il faisait 42degrés cet aprem et peut-être 35 la nuit vous pouvez imaginer la gueule de la salade. Le riz n'était pas basmati. Les calamars étaient à moitié vidés et les crevettes n'avaient aucun goût. C'était déguelasse !
A ce moment là, j'aurais aimé me téléporter à la Cerveceria Catalana de Barcelone pour m'éclater la panse ....
Sur la plage, il n'y a pas de coquillages et de sable blanc mais toutes sortes de plastiques qui trainent et flottent dans l'eau, des gobelets, des sacs, des bouteilles etc. On imagine le décor une fois le soleil levé !!!
Et cette cacophonie ! Tous les bars mettent des speakers assez fort pour couvrir la musique du voisin. Un régal !

On rentre dans notre bungalow pouilleux pour ne pas dire merdique. En fait merdique conviendrait mieux vu la taille des merdes de rat dans la salle de bain. Quelque part il valait mieux arriver de nuit car en plein jour je ne me serai jamais arrêtée là.

On a passé la nuit avec nos boules quiés, et pourtant ca ne couvrait pas les basses et vibrations de la musique qui ne s'arrête pas avant le lever du soleil.
On comprend pourquoi le petit dej est servi jusqu'à 15h ...


DEPARTURE

Départ prévu aujourd'hui à 12h45 pour Koh Kong. On se rapproche de la Thailande !

Pour Info il n'y a plus de speed boat de Sihanoukville à Koh Kong car le gouvernement ne l'autorise plus depuis qu'ils ont fait une route qui doit être rentabilisee.


Morning Time at The Cove












Le pyjama toujours de rigueur même au bord de la mer.




Fisherman




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lundi 8 mars 2010

Koh Tao - la suite...

3ème JOUR.

MORNING TIME

Ce matin-là, nous démarrons assez tôt pour trouver notre nouvelle maison. On zappe même le petit déjeuner ! C'est vous dire la motivation que nous avions.
Nous partons, le corps enduit de crème solaire, un chapeau sur la tête, des flip flops aux pieds, un maillot sous le short, et surtout, avec une bouteille d'eau d'un litre.

La veille, on nous avait recommandé d'aller vers l'ouest pour trouver de jolies criques pour amoureux.





Mais c'était sans avoir lu le guide de Koh Tao à ce sujet :

"Climb the stairs uphill and follow a shady path down to a lovely, quiet bay: June Juea. This is where the real trekking adventure starts and proceeding is recommended only for the sportive and healthy ones.
The path goes very steep uphill and enters thick jungle. (...)
This trip should take about 3 hours, so don't start too late. Hope you will enjoy it. "

Vous pouvez imaginer la ballade le long des criques se transformer, en quelques mètres, en trek dans la jungle.
Sans préparation ni équipement adéquates...
Heureusement nous avions de l'eau pour nous hydrater car la gentille ballade dans la chaleur accablante, nous a littéralement liquéfiés. Nous avons sué tous les piments de la veille en quelques minutes !

Avec le recul, nous pouvons dire que nous sommes très fiers d'être de la catégorie "sportif & healthy".
Toutefois, avouons que si nous avions lu le guide, nous ne nous serions certainement pas aventurés dans la jungle et nous aurions manqué ce grand moment de cardiotrainning intensif.

Je vous rassure l'objectif a été atteint ; nous avons trouvé un bungalow non loin de View point chez PD bungalow. Une fois la boucle bouclée nous nous y sommes donc vite installés.


AT NIGHT

Après cette dure journée nous avions besoin d'une bonne nuit de repos pour reprendre des forces. Mais le PD bungalow qui avait l'air si calme au petit matin s'est avéré cauchemardesque à la nuit tombée.

Les patrons de l'hôtel se mettent dans des états "hallucinants" en se bourrant la gueule à l'alcool frelaté dès 4pm. Je peux vous assurer que le résultat est inquiétant passé 11pm.
Après leur avoir demandé en vain de faire moins de bruit l'un d'eux nous a recommandé d'aller voir à côté pour trouver un bungalow au calme. Easy to find at midnight !!!...

Heureusement notre bonne étoile a pris soin de nous et nous avons été accueillis par l'adorable famille de l'Orchid Bungalow.

Le problème c'est que lorsque nous sommes partis les dingues du PD nous sont tombés dessus en nous injuriant car nous ne respections pas leur vie et que nous avions pas le droit de partir comme ça etc etc etc... Ils étaient complètement défoncés et assez flippants car imprévisibles. Nous avons réussi à nous en échapper non sans mal ni stress...


4ème JOUR

Réveillés aux aurores, nous n'avions qu'une seule idée en tête, partir loin très loin de cette plage de fous.
La famille Orchid a tenté de nous convaincre de rester en nous assurant que les PD ne viendraient plus nous voir. Malgré leur gentillesse et leur bonne volonté nous ne pouvions pas oublier ce moment passé au pays des fous qui se trouve à quelques mètres de là.

Nous avons hésité à prendre le premier bateau qui nous emmène loin de Koh Tao, ou à donner une dernière chance à cette île.
Lets give a chance !

En route pour le nord à bord de notre longtail, nous commençons à nous détendre.
L'arrivée à Mango bay nous redonne le sourire.
Cette baie est magique !
























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mardi 2 mars 2010

Koh Tao - 1er jour

Je n'imaginais pas avoir de choses à vous raconter sur notre séjour à Koh Tao. Et pourtant, les 4 premiers jours n'ont pas été de tout repos malgré le magnifique décor de carte postale.

Nous pensions arriver sur une plage idyllique, trouver notre bungalow de rêve les pieds dans l'eau transparente, nager avec les poissons multicolores et siroter de bons jus de fruit à l'ombre des palmiers en toute facilité. Et bien non ! Pour avoir la chance de fouler ce petit paradis, il nous a fallu passer quelques épreuves.


Attendre le bus à 5pm sur un parking de Bangkok.
Démarrer à 7.30pm pour arriver au Pier de Champon à 4.30am.
Attendre le lever du soleil pour prendre le boat pas très speed jusqu'à Koh Tao, arrivée 9.30am le 21 février.






Il fait chaud -déjà.
On a pas dormi -vraiment.
La faim se fait sentir -pas mal.
Et l'envie de se poser et de faire un plouf est forte -très forte.

Où allons-nous ?

On prend un taxi pour aller dans l'est de l'île. Il parait que c'est calme et pas mal pour le snorkling.
Une fois hors de la route principale, vous comprenez pourquoi ils ont tous de gros 4x4. Ce sont loin d'être les mêmes raisons que celles du parvenu occidental et de sa femme shoppeuse addict. Et surtout, ils savent s'en servir ! et pour cause, ici, cela a toute ça raison d'être.

Nous arrivons sur Ao Luenk.
L'arrière de la plage déborde de détritus. Sur la plage, des constructions de bric et de brocs, pas finies et qui ne le seront apparemment jamais, un peu comme en Grèce. Quels gâchis !

Ok ! We go south !

Freedom Resort.
L'entrée est plutôt pas mal avec cette vue de carte postale sur la baie de Chalok.




Il reste deux bungalows donc nous décidons de nous arrêter là.
Nous remercions, Mr Yon, notre taxi. Je prend son numéro, "just in case".

Visite des bungalows ; c'est à peu près tout ce qu'on n'aime pas...
Heureusement, nous pouvons contacter Mr Yon pour qu'il vienne nous chercher dardar. Enfin "dardar" c'est ce qu'on croyait ... Après un breakfast continental et 2 heures à attendre son retour, nous voilà reparti à la recherche d'un hôtel idéal.

A l'opposé, là-bas, de l'autre côté de la baie ça a l'air superbe, vous nous y emmenez ?


Voilà une route ou plutôt un sentier que je ne recommanderai à personne même pas à Mr Yon et son beau 4x4. La côte monte, raide, très raide. La descente est ravinée, on serre les fesses. Mais Mr Yon assure !!!


Le View Point Resort a la plus belle vue sur la baie de Chalok et le bouddha Rock.

Les bungalows sont charmants. Ils se fondent dans la végétation luxuriante et les innombrables bougainvilliers multicolores. Leurs grandes terrasses en tek dominent la mer sans s'imposer.
Et le resto est délicieux, je dirai même à tomber - c'est le meilleur de l'île.

Ils ne pouvaient nous recevoir que 2 nuits. Tristes au début, nous étions tout compte fait, pas si mécontents car nous n'aimions pas la plage de Chalok.
Plage sympa pour boire un verre au coucher du soleil ou déjeuner dans l'un des multiples restos et faire la sieste dans un hamac






mais pour se baigner, c'était vraiment pas le bonheur comme nous l'avions souhaité.
60cm maximum de profondeur, eau bouillante pour ne pas dire bouillonnante, pas un poisson ni un bout de corail en vue, il faut dire qu'on n'y voit pas à 10 cm... Bref, nous n'avions aucun plaisir à rester là plus longtemps à moins de ne privilégier que notre appétit pour la cuisine thaïe et le bronzage caramélisé.


Le troisième jour sur le sable de Koh Tao nous devions trouver notre nouveau toit avec playa de rêve.

dimanche 21 février 2010

Bangkok la frénétique Part III - Scams & bons plans

BACKSHICH & GOVERNMENT

En sortant du temple du Lucky Boudha, un jeune français nous accoste.

Cette semaine c'est la semaine gouvernementale c'est la raison pour laquelle les tuktuk du gouvernement vous baladent à travers la ville pour seulement 20 bats. Et tout cela est possible à condition que le chauffeur vous emmène dans des lieux gouvernementaux dans lesquels il récupèrera 200 bats pour vous y avoir amener.
You see !?
C'est le backchich thaïlandais beaucoup plus discret qu'à l'indienne.

Mais écoutez bien la suite.

Le frenchy nous raconte que son père fait du business depuis 15 ans ici, et qu'il vient faire des affaires cette semaine-là car les touristes peuvent avoir accès aux magasins de pierres précieuses et bijoux normalement destinés aux professionnels. De plus, cette semaine c'est taxe free !
Curieux, nous allons voir le magasin dont il nous a parlé. Notre chauffeur pourra en plus récupérer son billet.


SNP JEWELRY

Accueil très collant !
- Take 2, 3, or 4 (bagues) ! Good price ! Special, just for u !

Design old school : leur must have étant la Lady D, of course !

Voyant que nous ne prendrions rien, on nous a mis littéralement dehors. "shop close, shop close".

A présent nous avons vraiment trop faim mais le chauffeur veut absolument nous amener dans son shop. Difficile de parlementer avec quelqu'un qui ne parle pas un mot d'anglais et qui veut encore se faire un petit billet. Surtout quand on le paye 50cts pour la journée.


CHINE JEWELRY

Chine Jewelry mériterait un post à lui tout seul, mais ne le valant pas je vais essayer d'être brève.

Accueillis en grande pompe, nous buvons un rafraîchissement au bar avant de visiter les ateliers de fabrications. Puis, on nous accompagne dans l'immense magasin.
Vous en avez pour tous les goûts et tous les budgets. Le seul hic, c'est que nous ne connaissons rien aux pierres, à leur valeur etc. Mais la vendeuse sympathise avec Guillaume, nous raconte que sa sœur vit en France. Et vous ne devinerez jamais. Non, elle n'est pas à La Baule mais à Perpignan.
Elle est tellement forte que je repars avec une jolie petite bague rubis et diamants pour la modique somme de 350€.


AT NIGHT

J'ai craqué 350€ !
Serais-je tombée sur la tête ???Hum, moi qui faisait attention depuis le début du voyage ... C'est du grand n'importe !


ON FRIDAY MORNING

Contrariée par cet achat hypoglycemico/compulsivo/irraisonné, je descends prendre mon petit déjeuner avec lui.

Et là, frayeur !
A la lumière du soleil, on se rend compte que la pierre est abîmée.
Je me suis fait avoir sur tous les plans.
Je deviens ultra ronchon. Et comme vous pouvez l'imaginer ou l'avoir vécu, une Milou ronchon c'est franchement pas agréable et ça me rend encore plus ronchon.
I want my money back !
Je ne vous raconterai pas la visite au tourist office etc, avant de retourner au magasin qui finalement reprendra sa bague et me remboursera, non sans mal.
C'est marrant la vendeuse sympathique de la veille était devenue très désagréable.

Débarrassés de cette maudite bague nous avons passé une super après-midi.
Belle balade dans un marché aux fleurs jusqu'au pier où nous avons pris le bateau pour passer de l'autre côté.
L'autre côté, c'est le vieux Bangkok, le Bangkok que nous avons le plus aimé. Nous y sommes restés jusqu'à la tombée de la nuit.








Retour en bateau à l'hôtel pour une longue nuit de repos.


LAST DAY AT CHATUCHAK MARKET

Aujourd'hui samedi, nous avons été au marché aux puces dans le nord de la ville.

Quand nous avons vu l'étendue du marché depuis le métro aérien, je vous avouerai qu'on était tenté de rebrousser chemin.
Et puis non ! Nous nous sommes laissés porter par le flux. Et nous avons bien fait.

On y trouve de tout à des prix comme on les aime et pour tous les gabarits (pas uniquement pour les betty boop thaï).
S'il y a un seul endroit que nous recommanderions à bgk pour le shopping c'est bien ce marché qui n'est ouvert que le week-end.

A présent nous sommes dans le bus pour Koh Tao. Enfin la playa, la mer, les poissons et le sable fin dans quelques heures !

J'espère pouvoir mettre en ligne ces derniers post prochainement. Et peut-être que d'ici-là, vous aussi aurez laissé quelques comments qui nous réjouiront sûrement.

Pour ceux qui n'ont toujours pas d'adresse @gmail, je vous incite à le faire via google, ça prend qq secondes.

On vous embrasse.

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vendredi 19 février 2010

Bangkok la frénétique Part I

Nous sommes exténués par ces journées passées dans la capitale thaïe. C'est la raison pour laquelle je ne vous tiens pas beaucoup au courant de ce qu'il se passe ici.
Et contrairement au bouleversement que l'on vivait en Inde qui nous demandait un peu de temps pour assimiler les choses, pour ensuite prendre le temps d'écrire. Ici, c'est le climat et la superficialité qui nous accablent.

La chaleur est intense et très humide. Du coup, nous avons passé les 3 premiers jours à zigzaguer entre les petits magasins climatisés, les malls réfrigérés et la rue, le tout sous alambic de ice tea. Résultat, nous sommes un peu malades mais pas suffisamment pour nous arrêter !

En plus d'être décevant (prix pas du tout attractifs et produits sans grand intérêt) l'overdose de malls eut raison de nous.
Il faut savoir que le centre/est de Bangkok est un peu comme un megamall de malls, c'est hallucinant. Et comme nous sommes toujours très curieux et à l'affût de nouveautés, nous n'avons pas pu nous empêcher d'en voir une partie. Je dis bien, une partie. Car il faudrait un mois à temps plein pour tous les faire e.n.t.i.e.r.e.m.e.n.t. Je me demande même si un mois suffirait... Avant qu'un nouveau ne surgisse de terre etc etc.

Alors jeudi, changement de décor.

Nous avons pris le bateau sur Chao Praya et sommes remontés vers le quartier dit historique, et surtout très touristique de la ville.
Ayant loupé l'arrêt pour le marché aux fleurs et orchidées, nous sommes descendus non loin du Grand Palais.

Attirés comme les autres touristes par ce lieu somptueux, nous avons pourtant dû y renoncer faute de tenue appropriée.
La tenue exigée étant tout à fait inadaptée au climat... Guillaume n'avait pas anticipé qu'il lui faudrait être habillé du cou aux poignés, et jusqu'aux chevilles... ça n'était pas évident vous en conviendrez sûrement. Surtout qu'aujourd'hui, nous avions prévu d'affronter honorablement la chaleur qui manque tant à nos petits français, plutôt que de nous laisser aller à la facilité de l'air conditionné.

Déçus, nous marchons vers le quartier "des routards".
Ahhhh, les recommandations du Guide du routard !!! Franchement ?! ?!
De - la - merde - il faut bien le dire.

Kao San road a tout simplement été créé pour le backpacker qui aime voyager et se retrouver avec ses congénères. Dans le même style je recommande la rue de Hong Kong à Argelès Plage. L'avantage c'est que ça n'est qu'à 5 heures - de train- de Paris. Et puis qu'il n'y a aucun décalage horaire, l'ambiance est assurée et la plage est à quelques mètres des bars. Le pied quoi !

Bon allez ! Sortons vite de là, direction

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Bangkok la frénétique Part II - Boudha & temples

Le dernier post a été malencontreusement coupé et je ne suis pas arrivée à le modifier. Sorry sorry ! ( à prononcer en roulant les "r" à l'indienne ! ).


BO WONNIWET TEMPLES

Du quartier des routards nous avons marché jusqu'à Wat Bo Wonniwet.
Nous avons vécu là, un moment de sérénité et de méditation dans un cadre magnifique, accueillant, zen et si différent de nos églises...

Un lieu de paix dans la ville agitée.




















En sortant du temple, apaisés par notre méditation, un tuk tuk fît demi tour pour venir nous chercher.
"20 bats et je vous emmène toute la journée où vous le souhaitez "
Proposition plutôt alléchante, non ? 50 cts d'euros pour l'après midi... Ok ! On y va !


LE BOUDDHA DEBOUT

Il nous emmène au Bouddha debout. Lieu pas vraiment magique et plutôt touristique.

Ce Boudha est quand même grand !!!





Le tour étant très vite fait nous voilà de nouveau dans notre tuk tuk sillonnant la ville.


LUCKY BOUDDHA, LUCKY US !

Les temples ont l'air fermé. Faisons quand même le tour peut-être verrons-nous ce bouddha qui porte chance?!

Quelque chose se passe dans un des temples.
Des gens discutent.
Nous entrons discrètement.
On nous encourage à nous asseoir près d'eux, alors que d'autres sont entrain d'offrir des présents à des moines en robe terracota.

Les moines se mettent à prier à voix haute.
Quelle belle énergie !

On fini par comprendre que nous assistons à la cérémonie d'entrée dans les ordres d'un jeune moine -je ne connais pas le terme bouddhiste exact.

Son crâne a été fraîchement rasé. On lui a remis son unique bien, son balluchon (encore une fois, je ne connais pas le terme).
Ce jeune homme est au centre de toutes les attentions. Les personnes présentes sont les membres et amis de sa famille. C'est un grand moment et une immense joie pour nous tous d'être là.

Les moines se retirent presque tous. C'est picture time now ! Et nous ferons partis des clichés.


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lundi 15 février 2010

Bangkok Internationnal Airport

Nous voilà arrivés à Bangkok dans un aéroport étincelant de propreté. Quel changement radical ! Là c'est sur nous avons quitté le moyen âge.
Ça fait presque "fake"...
Les toilettes sentent bon, le papier existe, le savon sent le jasmin. Les minis jupes frétillent.

Bon, on vous laisse, nous sommes KO et nous avons encore un peu de route pour rejoindre le centre ville avant de boire notre premier juice.

On vous embrasse.


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dimanche 14 février 2010

Masha Shmashan Puri. Varanasi ou le feu qui ne s'éteint jamais.

Dimanche 14 février.

Nous sommes à l'aéroport de Delhi, heureux de partir pour Bangkok dans quelques heures ; mais je me dois de revenir sur Bénarès tant que nos pieds foulent encore la terre indienne.

Je ne vais pas pouvoir vous transmettre tout ce que nous avons vécu ni tout ce que nous souhaiterions partager. Peut-être plus tard...

Pour faire simple, je vais vous raconter une ballade "type" sur les bords du Gange.


SUNSHINING

Réveillés aux aurores par les chants de célébration de la Puja, nous somnolons, attendant que le brouillard se disperse et laisse place aux premiers rayons du soleil.

Vers 6-7h nous sommes définitivement réveillés par les singes qui chahutent devant notre chambre. C'est le moment le plus drôle de la journée. Les hôteliers courent dans tous les sens pour les faire partir. Mais comme le dicton le dit si bien, on apprend pas à un singe à faire la grimace... Hihihi !!!
Guillaume part faire des photos tant que la lumière est "bonne". Moi, je prends mon temps.
On se retrouva sur la terrasse pour le pti déj'.

TIME FOR A WALK ON THE GHATS

Les Ghâts ce sont les quais du Gange, sur 6kms.
Tout s'y passe. La Vie est là.

À peine descendue la dernière marche vers les ghâts, on vous propose une traversée en bateau : "boat, boat ???".
La ballade vaut vraiment la peine d'être faite. Voir Varanasi depuis le Gange c'est un tout autre décor, une toute autre histoire qui se dessine.
(vidéos prochainement en ligne si on chope un ordi.)





Retour sur les Ghâts.
Les gens font leurs ablutions pour se nettoyer de leurs péchés et se faire beau pour la journée.
D'autres, déjà au travail, nettoient le linge dans l'eau "pure" du Gange, puis l'étendent à même le sol quand la place vient à manquer sur les cordes de fortune.















Tout cela, sous le regard impassible des vaches et des chiens errants, parmi les biquettes qui se taquinent et les excréments, l'urine qui s'écoule sur les marches et les mendiants affamés, les détritus jonchant le sol et les enfants préparant les offrandes de fleurs, les pèlerins se faisant raser la tête avant de laver leurs pêchés dans l'eau sacrée de Mother Ganga, et les brahmanes, toujours assidus aux enseignements.
Les ghâts s'est tout ça à la fois.














Bhramanes at work


LIFE & DEATH

Mais comment parler des Ghâts et de ce bouillonnement de vie sans parler de la mort. La mort qui est là, aussi présente que la vie.
La vie et la mort sont indissociables mais sur les bords du Gange, dans la ville de Bénarès, cette réalité est LÀ, face à nous, dominante et sereine, indéniable et bien réelle. Nous ne pouvons plus la nier mais l'accepter. Et c'est bon. C'est libératoire.

Les Ghâts de crémation sont là pour nous le rappeler si nos rêveries nous avaient portés au-delà.

Il y a deux ghâts de crémation. Un très important qui n'arrête jamais de brûler, un autre plus petit, plus discret. (ci-dessous)











Assister à une crémation, c'est suivre le cortège qui mène le corps d'un défunt à la libération de son âme. C'est magnifique !

Le cortège traverse la vieille ville en chantant.
Une fois sur les berges, le corps, couvert de soierie et de fleurs, est déposé sur un monticule de bois de santal.
Le fils aîné de la famille doit y mettre le feu de Shiva. La crémation dure 3 heures. Les cendres sont ensuite jetées dans le Gange.
Les femmes de la famille n'ont pas le droit d'assister à la crémation car leurs pleurs présageraient d'un mauvais karma pour l'âme qui ne pourrait se libérer.

Les femmes enceintes, les lépreux (car ils sentent fort), les sâdhus et les enfants de moins de dix ans sont enveloppés d'un linge blanc, attachés à une pierre et confiés au Gange pour leur permettre une réincarnation.

QUAND IL N'Y A PAS CREMATION...

Ce que je vais vous raconter à présent, risque de vous choquer, alors âmes sensibles...
Mais je ne peux pas parler des ghâts, des crémations et de la mort, sans parler de cela. Ça ne serait pas juste.

Nous avons vu un nourrisson emmailloté dans un linge blanc porté par les bras de son père sur le ghât de crémation. Celui-ci le posa sur une pierre plate et le ligota. Il monta sur une barque avec deux autres hommes. Les plus âgés de la famille restèrent sur la berge. La barque s'arrêta à quelques mètres de là. Le père laissa glisser le corps de son enfant dans le Gange sacré.

Un autre matin, nous marchions le long du fleuve en discutant de la sérénité que nous trouvions ici, quand nous vîmes une image à jamais indélébile ; le corps d'un enfant amputé de la moitié de son corps, son crâne rasé, gonflé d'eau, sa peau verdâtre, un chien mangeait son tronc élastique, c'était horrible.
Pourtant la vie continuait à leurs côtés, et nous eûmes l'étrange impression d'être seuls face à notre effroi.

Paix à leurs âmes.

jeudi 11 février 2010

Le lotus éclôt sur la pourriture, mais sa robe n'est pas souillée.

J'aimerais partager avec vous la semaine que nous passons à Bénarès, cité de Shiva.

Il y a tant à dire... Je vais tenter de trouver les mots justes pour retranscrire ce que l'une des villes les plus vieilles du monde, LA ville sacrée des hindous et ville sainte des bouddhistes, nous fait vivre.

NOTRE ARRIVEE

Nous sommes arrivés dimanche 7 février. Jetés du taxi sur l'artère principale de la ville, parmi les badauds et la circulation chaotique.
Nous suivons les porteurs au pas de course, sillonnant les ruelles étroites et encombrées pour nous rendre à notre hôtel sur Mir Ghât.

Le contraste est saisissant.
Des ruelles sombres et boueuses nous débouchons sur un panorama magique : nous surplombons le Gange majestueux et émouvant, et ses Ghâts bouillonnants de vie.

Une émotion intense me traverse et des larmes -et oui encore des larmes- jaillissent devant cette plénitude.
Je suis à la fois troublée, apaisée, fascinée, intimidée, éprise, emportée par l'énergie qui se dégage.
Wahou !!! I feel l'indescriptible Ganga.

















dimanche 7 février 2010

Orchha "le joyau du Madhya Pradesh" ou "l'âme de l'Inde"

Ballades dans Orchha entre deux siestes au bord de la rivière, avant Khajuraho sur lequel on fera l'impasse car ça nous a franchement déplu.
















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Un havre de paix au bord de la rivière

The Bundelkand Riverside

Nous avons passer 3 jours dans cette ancienne demeure de Maharadja à Orchha, au bord de la rivière Betwa. Réveillés le matin par le chant des oiseaux et les rayons du soleil, bercés le soir par la Betwa, c'était un vrai bonheur de venir se ressourcer dans ce petit paradis.

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